Les effets négatifs de la bienveillance....




Bienveillance :

Nom féminin. « Disposition favorable à l’égard de quelqu’un », « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui », « disposition généreuse à l’égard de l’humanité », « qualité d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui ».


-- Préface --

J’ai entendu de nombreuses personnes dire « je suis trop gentil(le), je pense trop aux autres ». Et s’en vint une interrogation, comment peut-on être trop gentil(le) ? Avoir une qualité exacerbée, en quoi pourrait-elle être néfaste ?


Sur ma route d’étudiante, j’ai rencontré la notion de #bienveillance, et notamment de la #bienveillance « thérapeutique » car oui on nous apprend littéralement que pour être un bon thérapeute « vous devez être #bienveillant envers vos patients ». Quoi de plus normal me direz-vous ?

J‘ai donc durant mes années d’exercices (et je continue encore à) rencontrer de nombreux thérapeutes « #bienveillants ». Ceci dit à force de rencontres, de discussions, de confessions, je remarquais un même schéma.


Une bienveillance « exacerbée » vis-à-vis de ses patients/amis/familles, amène proportionnellement, une inattention vis-à-vis de soi.

A trop s’occuper de l’autre, on s’oublie.

Nous avons tous eu cette expérience de vie, j’ai moi-même durant mes premières années d’exercices « donné à cœur perdu » pour les patients.

Alors oui la #bienveillance extrême possède à fortiori quelques cotés obscures.

En voici les principaux en mon sens.


** Il s’agit d’un article dont le but principal est de vous faire réfléchir, il n’existe aucune vérité, il s’agit là d’une généralisation de certain fait.

Si vous n’êtes pas d’accord, si vous comprenez tout parce que vous êtes arrivé au même conclusion de par vos expériences, ou si cela entraîne des questionnements, alors cet article a donc fait ce pourquoi il a été créé.




Pourquoi êtes-vous bienveillant avec les autres ? Est-ce réellement naturel ?

Vous a-t-on éduqué comme cela, et vous reproduisez ce schéma « naturellement » ?

Est-on bienveillant, pour se sentir utile, ou pour nous rendre indispensable vis-à-vis de l’autre ?

Sommes-nous bienveillants avec notre patron/amis/collègues pour obtenir des faveurs ?

Des questions que je me suis milles fois posées. Prenez le temps et le recul nécessaire pour vous « voir faire » …



1/ S’occuper des autres, pour se fuir soi même


« Si chacun s’occupait des autres, personnes n’aurait à s’occuper de soi » Auguste Guyard.1847.

Etre #bienveillant avec les autres ne peut empêcher d’être #bienveillant avec SOI-MÊME. Tout est question de justesse.

Se focaliser sur le bien être des autres, connaitre et comprendre autrui parfaitement, c’est bien mais…Et vous dans tout ça ?


Comment vous décrit-on ? « Oh Mme XX, elle est gentille ». Elle est gentille, POINT.

Aimeriez-vous être résumé uniquement par cet adjectif, certes positif mais ô combien impersonnel. Je suis certaine que vous n’êtes pas QUE quelqu’un de bienveillant. Nous sommes tellement plus que ça.


Mais encore faut-il s’autoriser à être. Se connaitre. Et cela passe par s’occuper de soi.

Cela peut prendre différentes formes : du sport, de la lecture, des passions, des envies, de l’art, de la thérapie… Tout ce qui peut vous ouvrir votre champ de vision.


Toutes les expériences, vont amener à vous découvrir un peu plus. Si vous ne faite qu’écouter les expériences des autres, vous ne risquerez pas de vous connaitre.


« Je suis comme ça, je suis trop gentil, j’aime aider les autres ». A chaque instant, vous avez le contrôle, le choix, il ne tient qu’à vous d’ajuster votre temps pour les autres et pour vous.

Ne vous cachez plus derrière votre bienveillance, affrontez qui vous êtes réellement….




2/ Le syndrome du « sauveur »


Ou quand la #bienveillance devient une nécessité, un besoin.

En psychologie, on le décrit comme quelqu’un qui « aide non pas pour le bonheur d’autrui mais pour le fait d’avoir aidé et pour le faire savoir », ce comportement appartient au cercle des « narcissiques ».

Bien évidemment le trait est grossier, et nos actions les plus quotidiennes sont les plus inconscientes. Il paraîtrait normal, que vous ne vous reconnaissiez pas dans cette description.


Et pourtant, en tant que thérapeute, je peux vous affirmer que toutes les personnes travaillant dans l’aide à la personne, les médecines, la santé OU PRÉSENTANT DES TRAITS D’HYPER-BIENVEILLANCE ont déjà, au moins momentanément, été « sauveur ».


Je vous invite à vous renseigner sur : le célèbre triangle dramatique de Karpman, qui explique les 3 grands rôles psychologiques que nous pouvons prendre : Le Persécuteur (ou le bourreau) – Le sauveur – La victime.


Quelles émotions ressentez-vous, quand vous aidez quelqu’un ? Qu’est-ce que cela vous procure ?

DE l’accomplissement personnel, de la fierté, de la gratitude….




3/ A être trop bienveillant, vous n’aidez pas la personne, bien au contraire…


Comment ça ! Comment quelque chose de positif peut engendrer quelque chose de négatif. Avoir une attention #bienveillante vis-à-vis de quelqu’un, ne peut en aucun cas faire du « mal à la personne » ! C’est paradoxal.

Et pourtant nos actions, nos dires aussi bienveillants soient-ils, peuvent avoir un impact négatif sur la personne.



Quand une personne est dans l’hyper-bienveillance, elle peut avoir tendance à appréhender le désir ou le besoin de l’autre. « Ah tu déménages samedi, je serais chez toi à 9h ». Avant même que la personne demande de l’aide, l’autre impose de sa présence. Et si cette personne ne voulait pas de votre présence pour X ou Y raisons.


N’oubliez pas, VOUS N’ETES PAS L’AUTRE. Nous sommes uniques et par conséquent même si nous, nous connaissons bien, nous ne pouvons JAMAIS réellement savoir avec certitude ce que pense ou à besoin l’autre.


Le stade au-dessus : Faire à la place de l’autre. Prendre des décisions ou choisir à la place de l’autre par #bienveillance.

Je m’explique : pour évoluer, pour apprendre, nous passons par l’expérimentation. En « aidant », en « facilitant », vous pouvez vous interposez avec ce que doit vivre la personne.

Faire à la place de l’autre, ne lui permet pas d’apprendre et donc d’évoluer.


A long terme, l’hyper-bienveillance peut entraîner une dépendance de l’autre. Vous « infantilisez » la personne, vous la déresponsabilisée. Et cette attitude peut altérer la vie d’autrui en plus de la votre.









Tel une pierre qui tombe dans l’eau, les ondes à la surface se propagent.

Votre comportement rayonne sur vous-même mais aussi sur les autres.


Vous êtes responsables, prenez conscience de l’impact possibles de vos actions sur l’autre, et demandez-vous si votre bonté d’âme, n’entrave pas la liberté de l’autre….





Ce monde a besoin de bienveillance, cet article est là pour vous interrogez sur votre propre bienveillance, êtes vous en équilibre, en accord avec vous dans ces actes d'amours ?

Cache-t-elle quelque chose de plus profondément inscrit ?

N'hésitez pas à réagir. Et à me faire part de votre propre expérience.


Pour ne plus manquer des articles :

Suivez moi sur facebook

Abonnez vous à mon instagram



0 vue